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La ferme des cocottes

"Où retrouver sa place dans la nature"

 

La ferme des cocottes est une micro-ferme vivrière conduite en agriculture biologique, où l’on élève principalement des poules pondeuses noirans, pour leurs oeufs.

 Accompagnée de sa fidèle patte droite, Maud y  propose  des visites pédagogiques, à l’attention des familles et des groupes. On y rencontre des chèvres des fossés, des brebis ouessant, des canards de Duclair, un cochon aimable, des poneys, une famille de paons, mais aussi des dytiques, des libellules, des crapauds, des orvets et de nombreux oiseaux sauvages.

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Nos valeurs

Une Ferme en harmonie avec la nature

A l'origine du projet étaient trois voeux :

- vivre et travailler dehors, dans la nature, qu'il pleuve, qu'il vente !

- progresser vers un mode de vie plus autonome et résilient avec un moindre impact environnemental.

- avoir du temps et la liberté de l'utiliser, afin de toujours privilégier l'essentiel : l'éducation et les soins de mon fils.

Aussi au quotidien tous nos choix et  toutes nos actions sont guidées par le respect du vivant tant que faire se peut. La végétation spontanée a donc aussi sa place à la ferme. Les oiseaux y sont nombreux et les pommiers gardent toujours des pommes pour les merles.

Les animaux domestiques y sont très libres, un peu sauvages et ne nous fréquentent que dans leur intérêt gourmand ou sur l'insistance de la gardienne des lieux : Lagny.

Le travail est aussi une valeur paysanne forte que nous honorons ; aussi nous ne ménageons pas nos efforts pour que la ferme reste propre et s'intègre bien dans le paysage. Nous y jardinons les plantes sauvages et ensauvageons les plantes ornementales.

Reste l'éternelle question du renard !

 

L'équipe

A deux et quatre pattes

Maud et Lagny s'occupent des animaux toute l'année tous les jours et vous accompagnent pour la visite de la ferme. Cavalière propriétaire depuis mes 10 ans, j'ai toujours vécu avec un chien et un poney ou un cheval. Vivre dans une ferme avec mes animaux était un rêve que je gardais pour ma retraite. Une rencontre, un lieu ont avancé la retraite et m'ont permis d'opérer un virage décisif. J'ai quitté ma Seine et Marne et le milieu culturel pour vivre en accord avec mes valeurs écologiques et de façon plus sobre, en harmonie avec la nature. Titulaire d'un DESS de médiation culturelle, du BAFA nature, j'ai passé un B.P.Responsable d'Exploitation Agricole pour me former à ce nouveau métier, mais je préfère me dire paysanne.

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Maud et Lagny

Cheffe d'exploitation et sa patte droite

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Marine

Bras droit du dimanche

 
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                     Membre du réseau des acteurs et actrices  de la transition écologique                                                du PNR des Boucles de la Seine normande

Comment ai-je opéré ma transition écologique ?

J’ai toujours été très sensible  à la beauté et la protection de la nature et consciente du bien-être qu’elle m’apporte. J’ai aussi grandi entourée d’animaux, chiens, chats qui ont compté dans ma construction autant que les humains.

Enfant, ma mère nous emmenait, ma sœur et moi, faire de longues promenades en forêt domaniale de Ferrière en Seine et Marne, à pied en vélo ; nous adorions ça. Pendant la saison des champignons, mon père et des amis nous emmenaient à la cueillette des bolets, cèpes et petits bleus en forêt de Villers-Cotterêts où nous construisions des cabanes. Nous nous cachions dans les fougères et bricolions des petits personnages et animaux avec des marrons.

Vers 10 ans, j’ai débuté l’équitation et eu un poney pour Noel. Depuis, j’ai toujours eu dans ma vie une compagnie équine et canine. Lycéenne et étudiante, j’ai beaucoup randonné à pied en France et parcouru la campagne seine et marnaise à vélo et à cheval et y ai ramassé des kilos  de déchets. 

J’ai fait des études de lettres, un séjour universitaire au Québec, puis un DESS de médiation culturelle, puis j’ai eu un enfant malade, dont je me suis occupée en conciliant en parallèle un semblant de vie  professionnelle. 

Un film « Nos enfants nous accuserons », m’a fait définitivement adopter une alimentation BIO. et entrer dans les associations écolos militantes : AMAP, anti-forage pour les gaz de schiste etc. 

Ce parcours professionnel précaire m’a conduite à travailler comme animatrice sur une ferme pédagogique et à coordonner la mise en place de l’Agenda 21 de la commune où je vivais en Seine et Marne avant de déménager en Normandie. Dans le cadre de ce programme de propositions pour un développement durable de la commune, je portais des actions sur l’éducation à la nature auprès des enfants. Je me suis formée à l’animation Nature grâce à la Fédération des Clubs CPN et ai passé mon BAFA. Une rencontre avec l’âme sœur a rendu possible la réalisation de ce projet de vie que je portais depuis toute petite : bâtir ma ferme, vivre avec mes bêtes. L’objectif est de créer une ferme pédagogique. 

Je souhaitais que ce ne soit pas seulement un lieu d’accueil et d’animation nature, mais une réelle exploitation agricole, - même si j’exècre ce terme et le modèle qu’il représente -, avec une dimension pédagogique. J’ai fait une formation adulte au CFPPA d’Yvetot pour valider le B.P.R.E.A, Brevet professionnel d’exploitation agricole et créé mon entreprise individuelle agricole en 2016.

En quoi je pense incarner le slogan des PNR « Une autre vie s’invente ici » à travers cette activité :

L’objectif des PNR est comparable à celui d’un agenda 21, mais à une échelle bien plus vaste : contribuer au développement soutenable d’un territoire, c'est-à-dire garantir une vie saine et épanouissante à ses habitants tout en préservant celles de leurs enfants et donc en limitant l’impact de toute activité humaine sur l’environnement. C’est exactement l’optique dans laquelle nous avons bâti ce projet : le respect du vivant. 

1/ Tout d’abord le choix de la production : par éthique pour minimiser l’impact de mon activité professionnelle sur la nature, sachant que l’élevage est plus impactant pour le climat et la planète que les productions végétales, je pensais m’installer en maraichage, mais c’était incompatible avec l’accueil, à moins de sarcler, semer, récolter etc. la nuit. Aussi, sur la suggestion de la responsable pédagogique du CFPPA, j’ai opté pour l’œuf, une révélation !

L’œuf une révélation :

  • J’adore les œufs, en bouche salés sucrés et à la vue  pour la perfection de la forme

  • L’aspect pédagogique est infini : de l’œuf à la poule etc.

  • J’adore les oiseaux, les développements en animation sont également nombreux 

  • Je suis très sensible à la cause animale, mais consciente que l’humain a besoin de protéines saines pour vivre et l’œuf contient tous les acides aminés dont nous avons besoin, y compris ceux que nous ne synthétisons pas,  quid du fer ! L’élevage de pondeuses est un bon compromis entre mon éthique et la nécessité de se nourrir car dans mon système je ne fais pas abattre mes poules de réforme après 18 mois de ponte, mais les vends sur pattes à des  particuliers pour lesquelles elles continuent de pondre à un rythme moins rentable.


Le soja est également une bonne source de protéines a priori respectueuses de la vie et des animaux, sauf quand il est produit à des milliers de kilomètres en Chine ou au Brésil au détriment des forêts et des espèces en voie d’extinction qui les peuplent ! 

2/ Le système de production choisi :- en BIO. une évidence par éthique et cohérence avec mes valeurs. 

        - en vente directe, pour informer les consommateurs, recréer du lien social sur les marchés et à la ferme, ne pas être à la merci d’une centrale d’achat unique qui décide des prix, être au juste prix pour moi et les clients, limiter les emballages et gérer la production de façon à éviter le gaspillage.

3/ Le respect du vivant et l’obsession de générer toujours moins de désagrément à l’environnement par cette activité : la vente des contenants : les boîtes d’œufs, que les clients sont encouragés à garder et réutiliser. Le choix de poulaillers bien intégrés visuellement au paysage et qui peuvent servir à d’autres activités en cas de cessation de l’élevage, le choix de matériaux naturels : bois, terre, chaux, pour la restauration de la ferme, la limitation au maximum de toute bétonisation, malgré la boue etc. replanter des haies d’essences locales, replanter le verger de variétés anciennes.

Le respect du bien-être animal en choisissant d’élever mes poules à partir de poussines d’un jour non ebecquées qui vont dehors dès leur deuxième  mois de vie.

4/ Le choix de travailler avec une autre race que la classique poule rousse, malgré un taux de ponte inférieur et donc une rentabilité moindre : la noirans, hybride de la marans et de la rousse. Les œufs sont d’une qualité supérieure et cela contribue à préserver une diversité génétique, que l’uniformisation des  élevages industriels met en danger.

L’agriculture de demain se joue au local et sans intrants chimiques, à échelle humaine, avec une implication du consommateur dans sa démarche d’achat et le prix consenti.

5/ L’objectif final du projet, l’accueil pédagogique et la sensibilisation à la nature, via les animaux, est en droite ligne des ambitions du PNR, concernant l’éducation au territoire, la découverte de son patrimoine naturel et la sensibilisation à sa préservation. En haute saison touristique, j’accueille déjà des familles et des groupes d’enfants, curieux de découvrir la vie de la ferme.

 
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 La ferme des cocottes

1827 route de Foulbec 

27210 Saint-Maclou

06 11 32 67 15

"Envie de découvrir la ferme, de passer un beau moment, en immersion nature, n'hésitez pas à me contacter." Maud